Mots-clefs

, , ,

Remercions Farida Belghoul. « Femme de Lettres » selon Wikipédia, elle a su nous mettre en garde contre l’enseignement de l’ignoble « théorie du genre ». Grâce à elle nous ne pouvons plus ignorer que l’Éducation Nationale entend enseigner à nos enfants en cette année scolaire comment devenir sans peine homosexuels ou même transsexuels  et qu’elle les encourage aussi à se masturber, dès la petite section de Maternelle. Sans parler d’une prétendue égalité des sexes.

Comme nous le montre cette vidéo d’Arrêt sur images, elle a « démasqué » l’auteur de cette ignominie : » le Diable » – qui d’autre ?- servi par ses « agents mortifères et démoniaques au sein du Parti Socialiste, du Parti Communiste et des associations droit-de-l’hommistes (créées par les Juifs)  qui quadrillent nos quartiers populaires » afin d’y propager « la décadence« . Sans oublier « l’esprit maçonnique« , tellement malin qu’elle a du le débusquer jusqu’en son for intérieur (citations de F. Belghoul, Arrêt sur images).

Désireux de contribuer selon mes compétences à l’indispensable lutte contre le Malin et ses agents, je rappelle ici qu’en ce combat, Farida et ses alliés d’Égalité et Réconciliation ont eu d’illustres prédécesseurs.  Notamment Jean Bodin, lui aussi Homme de Lettres, au XVI eme siècle. Il est l’auteur de De la Démonomanie des sorciers (1580). Un ouvrage dont je recommande chaudement la lecture et qui remplacerait avantageusement les Agents de Belzébuth que sont Voltaire et Rousseau dans les programmes scolaires. 

IMAG0005

Une rencontre est à l’origine de ce Traité. Celle que le juriste Bodin eût en 1578 avec la sorcière Jeanne Harvillier, 50 ans, habitante de Ribemont, en Picardie, pour le procès de laquelle il fut consulté. « Dans la préface, Bodin rapporte que cette femme (…) aurait été présentée au Diable par sa mère, alors qu’elle n’avait que douze ans. Se consacrant à son service depuis ce moment-là, elle aurait copulé régulièrement avec lui. Son maître lui apparaissait sous les traits d’un étrange seigneur: un grand homme noir, vêtu de drap noir, botté, l’épée au côté, qu’elle seule pouvait voir. En compagnie d’autres sorcières, elle participait au sabbat, où elle adorait Belzébuth. Bodin décrit la frénésie des paysans se jetant sur elle pour la bruler vive, de peur qu’elle ne s’échappe »(1).

La Démonomanie des sorciers est composée de 4 livres. Dans le premier, Bodin définit la sorcellerie et les sorciers. Dans le deuxième, il expose les relations que les sorciers entretiennent avec les démons. Dans le troisième, il explique leurs maléfices et les moyens de les éviter. Enfin, il traite des preuves requises pour les confondre et des peines à leur infliger jusqu’à extermination complète, sans oublier de détailler les méthodes de torture pour les faire avouer.

Mais c’était avant que  les maudites Lumières et leur philosophie démoniaque ne fassent passer de mode cette saine lecture du monde, heureusement remise à l’honneur aujourd’hui. Car, comme dit Farida : « à l’époque moderne, la plus grande victoire du Diable c’est d’avoir fait croire qu’il n’existe pas » (Radio Courtoisie, janvier 2014).

1 N. Le Roux, « Les guerres de religion (1559-1629) », p. 429-430

Publicités