Étiquettes

, , ,

LE MERLE MAFIEUX

« Qu’il est beau ! On le croirait vivant… »

un mafieux , caressant la tête du fils d’un pharmacien sicilien refusant de payer le pizzo (racket).

En 1986, Léonardo Sciascia donnait « la définition la plus complète et la plus essentielle » selon lui de la Mafia  : elle «  est une association de malfaiteurs, avec des fins d’enrichissement illicite pour ses associés et qui se pose en intermédiaire parasitaire, imposé par les moyens de la violence, entre la propriété et le travail, entre la production et la consommation, entre le citoyen et l’État ». Il écrit aussi dans le même texte : « le capitalisme est une mafia qui produit. La Mafia est un capitalisme improductif, sauf pour la production de la drogue »(1). Il aurait pu ajouter qu’à force de décennies et de décennies de forfaits et de crimes d’une cruauté inouïe, et encore et toujours impunis, la mafia a généré autour d’elle une aura d’omnipotence quasi surnaturelle et de nature à décourager toute opposition.

 Dans l’une des petites chroniques publiées régulièrement par lui dans la presse italienne, Sciascia, en 1982 (2), rapporte et commente par exemple un petit fait « suggestif » survenu dans le sillage d’un événement retentissant.

L’évènement retentissant est que le général Carlo Alberto Dalla Chiesa vient d’être assassiné, ainsi que son épouse et son (unique) garde du corps carabinier . Le samedi 3 septembre 1982, à 21 h 30, en plein centre de Palerme et donc en présence d’une foule de témoins (inutiles), un commando de huit tueurs les ont abattus à travers les vitres de leurs automobiles (non-blindées).

dalla_chiesa3300bord

Cent jours auparavant, auréolé des ses « victoires » sur les premières Brigades Rouges, le général avait été nommé préfet de Palerme. Sa mission était (évidemment) d’attaquer et d’anéantir, si possible, la mafia sicilienne, alors en pleine guerre interne. Une mission confiée déjà à maintes personnalités depuis le XIX eme siècle, par un État italien dont on a pu douter jusqu’à aujourd’hui de la réelle volonté de voir cette mission accomplie. Y compris l’Etat fasciste de Mussolini, qui remercia promptement le terrible Mori, prefetto di ferro, lorsque celui-ci eut le tort de prendre trop au sérieux cette mission et de s’en prendre  aux classes dirigeantes, fascistes et mafieuses, de l’île (3).

Cent jours auparavant, Cosa Nostra avait en quelque sorte convié Dalla Chiesa aux obsèques d’une de ses « excellentes » victimes pour son arrivée à Palerme : celles de Pio La Torre, député communiste palermitain, assassiné la veille (avec sa loi anti-mafia, du même coup). Cent jours plus tard, c’était déjà son tour. Énorme provocation, message de défi à l’État, ce crime sidéra l’Italie (4).

Et dans les semaines qui suivirent, rapporte Sciascia, se répandit en Sicile et dans le reste du pays une rumeur assez, disons, pittoresque. Il arrive à la mafia, avant de tuer,   d' »avertir » le condamné. Non pour lui donner une chance, mais pour le faire souffrir. Dans le cas particulier de Dalla Chiesa, elle l’aurait fait par le moyen vraiment extraordinaire d’un … oiseau. Un merle parleur, qui fut trouvé dans ses appartements privés, à l’intérieur même de la préfecture de Palerme.

Appartenant effectivement au général, mis sous séquestre durant l’enquête, le fameux merle avait été dûment restitué par les carabiniers au beau-frère de Dalla Chiesa. Et, un mois après l’assassinat, depuis sa cage, que disait-il encore ce merle parleur ? Si l’on en croit le beau-frère rapportant lui-même les faits au premier procureur de la République, il continuait « obstinément à répéter : « Ciao Carlo, tu vas mourrir. » ». Et le pauvre homme, dont on comprend tout de suite l’effroi, de poursuivre : « Qui l’a dressé a réciter cette terrible menace ? Croyez-moi, monsieur le procureur, c’est en train de devenir une obsession ».

La nouvelle , écrit Sciascia, « a fait le tour des journaux et a impressionné beaucoup de monde. Le démenti (le merle ne disait en fait distinctement que « Ciao Carlo  » CV) n’a servi à rien. Elle s’intègre si bien au ténébreux folklore qui entoure les événements mafieux que personne ne se résigne à en examiner l’invraisemblance et à prendre acte que, par un trouble légitime, (le beau-frère) lui-même peut avoir été saisi par la psychose du ténébreux folklore »(5).

Qu’une telle absurdité, ce merle mafieux, ait pu être prise au sérieux en dit long sur l’imaginaire des populations victimes -ou non – de la Mafia et sur le pouvoir réel et symbolique de celle-ci. Un ténébreux folklore terrifiant et littéralement incapacitant pour le commun des mortels. Comment seulement envisager de contrarier « la Mafia, ce monstre invincible et inexprimable »(Pasolini) ? Comment ne pas se résigner ?

 

Giuseppe "Peppino" Impastato (1948-1978)

Giuseppe « Peppino » Impastato (1948-1978)

Pourtant, il y eut, dès avant le sursaut provoqué par l’assassinat de Dalla Chiesa, des Siciliens pour oser combattre frontalement « Cosa Nostra », et ce, pour ainsi dire, à mains nues. Sans se soucier du ténébreux folklore. Certains y perdirent la vie.

Ainsi Giuseppe « Peppino » Impastato (1948-1978). Du beau film –I cento passi (6)- qu’il réalisa sur ce martyr  de la lutte anti-mafia, Maro Tullio Giornada dira : « Il ne s’agit pas d’un film sur la mafia, il n’appartient pas au genre. C’est plutôt un film sur l’énergie, sur l’envie de construire, sur l’imagination et le bonheur d’un groupe de jeunes gens qui ont osé regarder le ciel et défier le monde avec l’illusion de pouvoir le changer. C’est un film sur le conflit familial, sur l’amour et la désillusion, sur la honte d’appartenir à une lignée. C’est un film sur ce que les jeunes de 68 ont réussi à faire de bon, sur leurs utopies, sur leur courage. Si aujourd’hui la Sicile a changé et que personne ne peut faire comme si la mafia n’existait pas, mais cela ne concerne pas seulement les siciliens, c’est en grande partie grâce à l’exemple de personnes comme Peppino, à leur fantaisie, à leur douleur, à leur joyeuse désobéissance. » (Cinematografo 2007).

LA MAFIA IN CASA MIA

Peppino Impastato est assez peu présent dans les histoires classiques de la Mafia, mais il aurait aussi bien pu, il est vrai, n’y pas figurer du tout.

Le 9 mai 1978, à six heures du matin, le train Trapani-Palerme s’arrête intempestivement près de Cinisi. Le conducteur a remarqué des restes humains éparpillés sur quelques dizaines de mètres de part et d’autre de la voie ferrée sérieusement endommagée. Prestement arrivés sur place, les enquêteurs concluent très vite, non sans logique, à un attentat à l’explosif manqué. Et ils identifient « l’esaltato » déchiqueté par sa propre bombe: il s’agit de Peppino Impastato, jeune activiste bien connu dans la région, dont la disparition a été signalée la veille par la famille et les amis.

Sur le moment, l’événement passe à peu près inaperçu. Car c’est durant cette même nuit qu’on a découvert le corps d’Aldo Moro, abandonné par les BR dans un coffre de voiture, via Caetani à Rome : les media ne parleront bien sûr que de la victime des Brigades Rouges pendant des semaines.

Et, pour l’heure, la mort de Peppino Impastato n’a officiellement pas le moindre rapport avec la Mafia. Elle n’est qu’un épisode de plus, pour ainsi dire secondaire, dans la chronique italienne du terrorisme. Du reste, un peu plus tard, les enquêteurs affirment avoir trouvé chez Peppino une « déclaration de suicide ». Ainsi se trouve bouclée une parfaite version officielle, bien faite pour préserver l’ordre public – et mafieux.

-"un extrémiste de gauche déchiqueté par sa bombe sur la voie ferrée"

-« un extrémiste de gauche déchiqueté par sa bombe sur la voie ferrée »

Mais à Cinisi, bourgade littorale proche de Palerme, qui peut croire un instant à la version officielle ? Il y a ceux qu’elle révolte, ceux qu’elle arrange, ceux qu’elle indiffère aussi, mais personne assurément ne peut la croire vraie.

C’est à Cinisi, dans une zone de haute intensité mafieuse, que Peppino est né en 1948 et qu’il a vécu. Et il y est connu comme un farouche – le mot est faible – opposant à la Mafia. Assez connu pour obtenir 6 jours après sa mort 264 voix aux élections communales auxquelles, de son vivant, il était candidat sur la liste Démocrazia Proletaria.

La Mafia, Peppino la connut très jeune et de près, pour la bonne raison que sa propre famille comptait parmi ses membres d’éminents mafieux. La Mafia in casa mia sera le titre d’un livre centré sur la maman de Peppino.

Son père Luigi, son oncle, d’autres parents, des mafieux. Le beau-frère de son père, Cesare Manzella, capomafia de Cinisi et environs. Expulsé en 1947 par les États-Unis où il tint un tripot à Chicago, Manzella fit fortune à son retour dans la contrebande de cigarettes et d’héroïne, en liaison avec l’Amérique. Il était décrit par les carabiniers locaux comme particulièrement « violent » et « puissant ». Mais il aimait aussi poser en bienfaiteur, se montrait dans les rues de Cinisi, avec son grand chapeau américain, distribuant des caramels aux orphelins et aux mendiants. Il finança un orphelinat sur ses deniers mafieux et devint président de l’Action Catholique de Cinisi. Il fut surtout un protagoniste important de la très meurtrière  « guerre des mafias » face au clan des Greco. Cette guerre, il la perdit le 26 avril 1963, lorsque sa voiture et lui-même furent disséminés à des centaines de mètres de la route par une bombe, près de Cinisi. On dit que ce spectacle des lambeaux de chair sanguinolente dans les citronniers est à l’origine du dégoût de Peppino pour la Mafia. Il avait 15 ans.

Manzella et sa cosca (feuilles d'artichaud) à Cinisi

Manzella et sa cosca (du nom des feuilles d’artichaut bien serrées) à Cinisi

ONDA PAZZA

A 17 ans, Peppino anime un journal, L’idea socialista, dont les accusations extrêmement argumentées contre la Mafia provoquent scandale et stupeur dans la région, ainsi que la rupture définitive de Peppino avec son père.

L’un des inspirateurs de Peppino est Danilo Dolci, dit le Gandhi de Sicile, qui osa dénoncer les politiciens mafieux devant la première Commission Anti-mafia et qui pour cela se trouva emprisonné, non par la Mafia, mais par l’État (7).

En 1968, Peppino est l’un des animateurs d’un mouvement citoyen contre l’expropriation des terres pour une troisième piste de l’aéroport international de Palerme. Un aéroport en odeur de mafia : la topographie paraît exclure la possibilité de construire un aéroport, les terres sont coincées entre montagne et mer. Mais elles sont dans le domaine de la commune de Cinisi et donc dans la « sphère » de la cosca régionale  qui contrôle l’entreprise de BTP assurant les travaux… Il s’oppose ainsi à la gauche institutionnelle (PSIUP et PCI) qui expérimente à Cinisi un étrange « compromis historique » avec la Démocratie Chrétienne. Il se rapproche de Lotta Continua.

Mais c’est en 1976 que Peppino trouve l’arme avec laquelle il va faire vraiment mal à la Mafia : une radio libre, Radio Aut. « Aut« , comme autonome et autogérée. Cet été-là, il lance l’émission Onda Pazza, Onde Folle, avec deux camarades.

Devant le local de Radio Aut

Devant le local de Radio Aut

 Onda Pazza est une émission politique et satirique dans laquelle Peppino dénonce et ridiculise, semaine après semaine, « Maffiapoli », comprendre Cinisi, comparé à une réserve d’Indiens. Elle s’attaque à une spéculation immobilière d’envergure, le « projet Z-10 » qui comprend la construction de bungalows et d’un port touristique sur le domaine municipal. Elle dénonce le permis de construire accordé par la mairie pour un immeuble de cinq étages à un constructeur en odeur de mafia. Sur les murs de Cinisi on lit alors : « Dehors la junte de la Mafia, des spéculateurs et des trafiquants d’héroïne ! ».

Sans précaution aucune, Peppino brocarde surtout « Don Tano seduto », le grand chef de la réserve, en qui toute la Sicile reconnaît sans peine Don Gaetano Badalamenti. Ce dernier est le capomafia qui prît la place de Manzella. Il dirige la Cupola, le conseil d’administration de la Mafia sicilienne. Il est surtout le boss de la Pizza Connection qui distribue héroïne et cocaïne dans le monde entier. Sa maison de Cinisi est à « cent pas » (i cento passi) de celle de Peppino.

Qu’on bafoue à ce point la loi de l’omerta, qu’on ose exposer au grand jour et par le menu ses trafics, qu’on le présente à l’opinion publique comme malfaisant, odieux et grotesque, voilà qui passe les limites du supportable pour ce mafioso « à l’ancienne ».

Et les vrais ennuis commencent donc pour Peppino. Son père Luigi reçoit des « avertissements » : son fils devient dangereux. Luigi part alors … aux États-Unis, chercher le soutien d’une fraction américaine du clan et une protection pour son fils. En vain. Il meurt dans un accident étrange…

Le 8 mai en fin de soirée, Peppino rentre chez lui après une journée de militantisme de plus. Mauvaise journée, une panne empêche la radio d’émettre. Sans doute est-il préoccupé. Un camarades lui a transmis d’un membre de la Démocratie Chrétienne locale l’avertissement suivant : « Ces jours-ci, mieux vaut ne pas te montrer dans la ville, il va se passer quelque chose d’énorme« .

planche extraite de Peppino Impastato, un giullare contro la Mafia

planche extraite de Peppino Impastato, un giullare contro la Mafia

Quelques heures plus tard,  Peppino, probablement intercepté sur sa route et déjà assassiné, est attaché sur la voie ferrée, couché sur une forte charge de TNT.

On reconnaît la créativité criminelle et politique de la Mafia et surtout cette sorte d’ironie morbide à l’origine du ténébreux folklore dont parle Sciascia, ce folklore que Peppino a osé braver. Cela doit lui coûter la vie, mais pas n’importe comment. Il doit être littéralement anéanti, pulvérisé, rayé de la carte. Et ce militant d’extrême-gauche qui a usé de l’ironie contre la Mafia, périra ironiquement, comme un militant d’extrême-gauche. En pleine affaire Aldo Moro – et au moment même où les BR rendent le cadavre de Moro, coïncidence troublante – le crime est donc maquillé en un de ces attentats qu’une fraction de l’extrême-gauche italienne commet en nombre dans ces années. Le crime vise aussi à salir la mémoire de la victime. Assassiné, il est maquillé en assassin. Autre signification : Peppino est déchiqueté comme son oncle mafieux avant lui.

Un maquillage presque purement « esthétique », soulignons-le. En effet, il a bien peu de chance de résister à l’examen et la Mafia le sait bien. Mais encore faut-il qu’il y ait un examen.

VERITE ET JUSTICE ?

La suite de l’histoire est celle de la lutte, longue, douloureuse et désespérante, de la famille et des camarades de Peppino pour obtenir la vérité et la justice de l’Etat. Elle est aussi l’histoire de l’implication toujours plus grande de la société civile italienne et de l’Etat dans la lutte anti-mafia, à partir du meurtre de Dalla Chiesa puis des juges Falcone et Borsellino dix ans plus tard.

Elle durera 24 ans, sans aboutir complètement, puisque les exécutants du meurtre courent encore aujourd’hui ou sont morts sans avoir été inquiétés pour ce meurtre-là.

20manifesto

Ce combat commence dès les obsèques de Peppino, qui concluent le film I cento passi, magnifiques, hérissées de drapeaux rouges et de poings levés : elles sont l’une des premières manifestations spontanées anti-mafia d’Italie. Dans les jours qui suivent se produisent d’autres actions spontanées : sur les lieux du crime, un panneau apparaît : « Ici Giuseppe Impastato a éré assassiné par la Mafia« . Mais seul le journal de Lotta Continua relaye l’information et fait campagne pour la vérité. La famille Impastato porte plainte contre X pour homicide, ce qui la met au ban du clan mafieux.

funérailles de Peppino

funérailles de Peppino

Le 9 mai 1979, premier jour anniversaire, le Centre Sicilien de Documentation (qui prendra le nom de Centre Impastato l’année suivante) et Democrazia Proletaria organisent la première manifestation nationale anti-mafia de l’histoire (2000 personnes). Les concerts, les conférences et débats en mémoire de Peppino se succèdent.

"La mafia tue, le silene aussi", funérailles de Peppino

« La mafia tue, le silence aussi », funérailles de Peppino

En 1984, grâce à Rocco Chinnici, Conseiller instructeur (il sera assassiné en 1983), et au premier pool anti-mafia , le tribunal de Palerme reconnaît « la matrice mafiosa« , l’origine mafieuse du meurtre, mais sans l’attribuer à quiconque en particulier.

En mai 1986, le Centre Impastato publie un livre-interview avec la mère de Peppino, La mafia in casa mia, ainsi qu’un dossier, Notissimi ignoti, Fameux Inconnus ou Inconnus bien connus, qui accuse nommément Gaetano Badalamenti d’avoir commandité l’assassinat. L’année suivante ce dernier est condamné à 45 ans de prison aux États-Unis pour son rôle dans la Pizza Connection.

manifestation en mémoire de Peppino (1989)

manifestation en mémoire de Peppino (1989)

En mai 1992, le Tribunal de Palerme conclut à l’impossibilité de trouver les coupables et présente même comme hypothétique la matrice mafiosa. Affaire classée. Mais 4 ans et des manifestations et pétitions plus tard, le Centre Impastato obtient la réouverture de l’enquête sur la base des déclaration du repenti Salvatore Palazollo : il accuse Badalamenti et Vito Palazollo, son bras droit, d’avoir commandité le meurtre.

En 1997, l’Ordre des journaliste de Sicile attribue une carte de presse à titre posthume à Peppino.

in-memoria-di-peppino-impastato-L-MfinoB

Le film I cento passi est acclamé au festival de Venise en août 2000.

Le 5 mars 2001, Vito Palazollo est condamné à 30 ans de prison comme co-commanditaire.

Le 11 avril 2002, après un long procès, Gaetano Badalamenti, présent par vidéo conférence, est condamné à perpétuité pour avoir ordonné le meurtre de Peppino. A l’annonce du verdict, un cortège joyeux se forme spontanément à Cinisi (8).

CV

Grazie Fè

ECOUTER

la voix de Peppino dans Onda Pazza (2mn 16) : http://www.youtube.com/watch?v=I5XTj72skCc

et voir l’extrait magnifique des cento passi, où l’un des ses camarades annonce la mort de Peppino sur Radio Aut : http://www.youtube.com/watch?v=TYsg3ouzjvs

le final des cento passi : http://www.youtube.com/watch?v=NzrSvo-tTEY

Notes

1 Préface à Fabrizio Calvi, La vie quotidienne de la Mafia, 1986

2 Corriere della Sera, 8 octobre 1982, in Léonardo Sciascia, En future mémoire, 1993, p. 50

3 Sur le Fascisme et la Mafia, voir John Dickie, Cosa Nostra, 2004.

En lingne : Philippe Conrad, la Mafia sicilienne de l’honorable société à l’internationale du crime, http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/la_mafia_sicilienne__de__l_honorable_societe__a_l_internationale_du_crime.asp

4 voir P. Conrad, ibid. voir aussi l’opinion de Sciascia sur l’assassinat de Dalla Chiesa :http://www.radioradicale.it/exagora/meme-les-generaux-se-trompent

5 Sciascia, En future mémoire, ibid. Sciascia, voltairien hanté par les abus de pouvoir, les erreurs judiciaires, par la raison d’Etat, goûte peu ceux qu’il appelle « les professionnels de l’antimafia » et leurs lois d’exception qui préfigurent les lois dites antiterroristes d’aujourd’hui.

6 I cento passi, film completo : http://www.youtube.com/watch?v=bAcxpPZ5xwA

7 Sur Danilo Dolci : http://fr.wikipedia.org/wiki/Danilo_Dolci

8 L’histoire de la vie de Peppino est tirée de Marco Rizzo e Lelio Bonaccorso, Peppino Impastato, un giulliare contro la Mafia, Beccogialo ed., 2009.

Voir aussi Anna Coluccino, Peppino Impastato, riflessioni a 34 anni dalla morte. http://www.fanpage.it/peppino-impastato/

Publicités